Documents pour «Portrait»

Monory in blue

De William Streik

54min43

Précurseur du mouvement figuratif français lancé aux Etats-Unis par des peintres comme Andy Warhol, Jacques Monory a développé, au fil du temps son propre style et inventé une nouvelle manière de peindre, impliquée, anti-académique et originale, à la fois fictive et narrative. A partir de clichés photographiques, de technique de collage et de montage, il réinterprète le monde qui l'entoure et le baigne dans un univers bleu monochrome. La présence du peintre lors de l'ouverture du centre George Pompidou, où une pièce entière lui est consacrée montre l’intérêt que suscite son oeuvre et la place importante que l’artiste tient dans le paysage culturel français. Ce film est l'occasion de mettre en lumière ce peintre français encore peu connu du grand public.

Le voyage de G. R. Cordingley

De Yves Legrain-Crist

25min46

Un canot de sauvetage dans la brume. Nous sommes à Terre-Neuve à la fin du XIXème siècle. Dans le canot, les survivants d’un naufrage. Parmi eux, un homme aux traits fins, différents des autres. L’homme est peintre. Il s’appelle Georges Ricard Cordingley. Quelques mois auparavant, cet homme à moitié mort de faim, et de froid, pitoyable, était la coqueluche de la cour d’Angleterre, peintre préféré de la reine Victoria. Comment en est-il arrivé là ?

Marcel Ophuls, Parole et Musique

De Bernard Bloch

53min56

Fils du cinéaste Max Ophuls, Marcel Ophuls est un cinéaste à la fois reconnu et méconnu. Dans sa maison de Lucq de Bearn, "au pied des montagnes qui lui ont sauvé la vie", Marcel Ophuls a accepté d’assister à la projection d’extraits choisis de quatre de ses films (Le Chagrin et la pitié, The Memory of justice, Hôtel Terminus, Veillées d’armes), et d’en discuter, en vue d’en tirer peut-être un "discours de sa méthode"... En interpellant à l’écran témoins ou protagonistes, le cinéaste ne cherche pas tant à leur faire évoquer des faits passés qu’à juger au présent des circonstances ou des actes commis alors. L’écran devient un espace public où se confrontent visions d’hier et d’aujourd’hui, jugements des spectateurs et des interviewés. Au lieu de simplement regarder passer les trains de l’Histoire, les films de Marcel Ophuls nous engagent à juger de nos comportements.

Andre S. Labarthe De la tête aux pieds

De Isabelle Rèbre

44min28

Dans les années 60 André S. Labarthe part avec une équipe de télévision à Los Angeles et filme John Cassavetes, John Ford, Alfred Hitchcock, Josef von Sternberg, etc... Depuis cette époque et la création de "Cinéma de notre temps", à la liste des cinéastes sont venus s'ajouter des noms de peintres, de danseurs, d’écrivains. Faire le portrait d'un portraitiste, c'est regarder le geste plutôt que le modèle. Choisir de le faire au moment où l'homme réalise un documentaire sur Antonin Artaud, c'est s'engager dans une histoire en abîme. Dans ce portrait- essai, Labarthe nous ouvre ses portes, faisant apparaître les pièces d'un puzzle, jeu à multiples faces où je est un autre. La règle appliquée ici est la suivante : découper deux ou trois morceaux choisis dans le corps de sa filmographie et en saisir un mouvement qui va de la tête aux pieds.

Thierry Escaich, au miroir de J.S Bach

De Bernard Bloch

50min46

Proposer à un compositeur d’aujourd’hui de présenter son œuvre et son univers d’inspiration « au miroir » d’un musicien du passé qui lui est spécialement apparenté, tel est le moteur de « Thierry Escaich au miroir de J.S. Bach ». Thierry Escaich (né en 1965) est compositeur et organiste, titulaire de l’orgue de Saint-Etienne du Mont à Paris. Remarquable improvisateur, il interprète aussi à l’orgue ses propres compositions ainsi que les pièces du répertoire classique, en particulier celles de Bach. Enseignant, il transmet à ses étudiants l’art de la fugue et de l’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Composer, improviser, enseigner, « animer » la liturgie le rapprochent ainsi de la vie musicale de J.S. Bach il y a trois siècles. A travers le commentaire qu’il donne de sa propre musique et la captation de ses concerts - son interprétation de la Passacaille en ut mineur de Bach, ses improvisations qui rythment le film et, point d’aboutissement du film, une œuvre chorale de 6 minutes, Exultet - ce documentaire éclaire peu à peu sa création : le goût profond pour la vitalité rythmique, l’architecture chorale, l’éloquence sous toutes ses formes, la méditation et l’austérité, avoisinant l’expression la plus éblouissante.

VHS Kahloucha

1h13min18

Nejib Belkadhi suit le tournage d'un film amateur qui est l'œuvre de Moncef Kahloucha, peintre en bâtiment tunisien et fan des films d’Alain Delon et de Clint Eastwood, qui produit en amateur et sort en VHS des remakes loufoques de classiques du cinéma dans lequel il joue le rôle principal aux côtés des habitants du quartier populaire de Kazmet à Sousse. Il produit ses films, de A à Z, et les tournages sont l'occasion pour les habitants désargentés de son quartier d'échapper à leur quotidien morose et de vivre des instants intenses, de la préparation jusqu'à la projection dans le café du coin. Tarzan des Arabes, film dont le tournage constitue la trame du documentaire, remporte un vif succès à Sousse.

Cuba, l’art de l’attente

De Eduardo Lamora

1h20min28

Trente ans après en être parti, Eduardo Lamora retourne à Central Guatemala, son village natal à Cuba, où le temps semble s'être arrêté depuis la fermeture de l'usine de sucre, l'ancien poumon économique local. Qu'est-il advenu de cette grande utopie de la société sans classes qu'était la Révolution, à l'heure où se profile la disparition de Fidel Castro ? État des lieux à travers le portrait d'une famille ; si les vieux, comme son père, chantent encore la gloire de 'Papa', les autres disent leurs difficultés, leurs frustrations, leurs désillusions, mais aussi leurs ruses pour grignoter quelques espaces de liberté.

Sundarbans, les îles du silence

De Isabelle MILLARD

25min41

Personne ne s'aventure dans les îles du silence, au large du delta du Gange, car c'est le ventre de l'enfer, dit-on à Calcutta. Terrifiés par les féroces tigres mangeurs d'homme, les crocodiles et les cobras, les oubliés de l'archipel des Sundarbans y survivent pourtant. Avec crevettes et miel pour toute ressource, ils affrontent malaria, paludisme, choléra, tuberculose, cyclones, bêtes sauvages et indifférence. L'un d'entre eux, Mohammed Abdul Wohab, ancien terroriste maoïste devenu avocat après des années de prison, a tout abandonné pour secourir ces parias rejetés de tous, mais son dispensaire ne suffisait pas aux 54 îles, aussi a-t-il organisé des tournées hebdomadaires avec 4 bateaux hôpitaux qui sillonnent inlassablement les eaux du delta pour soigner d'île en île, les plus éprouvés. bord de l'un d'eux, le "City of Joy I", nous partons pour ce stupéfiant périple à travers une jungle de marais étranges et insalubres…

Le chant de la seconde

De Bernard Bloch

34min15

A Gentilly, sa ville natale, Robert Doisneau visite ce qui sera son futur cénotaphe, l’ancien hôtel du Paroy. Il se met en scène devant sa chambre noire en reprenant la pose de certaines de ses photos célèbres : le boucher, un clochard, Picasso, Anita, … A travers ces récits d’instantanés, il nous livre sa vision des hommes et des femmes.

William S. Burroughs

De Jean-François Vallée

48min49

William S. Burroughs, gentleman junky, porte ses guerres intérieures hors les murs, pour combattre les "esprits" oppresseurs qui maraudent de par l'espèce humaine. Comment ces fameux esprits nous amènent-ils à vouloir toujours plus, au mépris des conséquences? Avec son unique expérience, le professeur Burroughs enseigne "l'Algèbre du besoin", avec une férocité imperturbable, un humour sulfurique. Pendant que son apparence grise et monotone vous hypnotise, "l'homme invisible” livre un assaut total sur nos défenses larvaires, sur le "mauvais esprit" et ses rackets : la bande "Nova". Le film suit les trajectoires successives de cette expédition intérieure, avec la voix, les mots et les images de Burroughs qui, à travers les cultures éclatées, dynamite les chaînes du temps, vers l'espace, la liberté et la mort.

La nuit du coup d'état - Lisbonne 1974

De Ginette Lavigne

57min30

A Lisbonne, lors du tournage de "Republica, journal du peuple", un documentaire sur un épisode de la révolution portugaise, j'ai rencontré et filmé Otelo de Carvalho. Il m'a raconté comment il avait organisé le coup d'État militaire du 25 avril 1974 qui a mis fin à 48 ans de fascisme. Ce qui aurait pu n'être qu'un changement de régime politique, le passage d'une dictature civile rigide à un système plus souple, a été le début de la "révolution des œillets", le dernier grand mouvement révolutionnaire d'Europe, qui a duré presque deux ans. Comment ce coup d'état mené à son terme par de jeunes officiers a - t-il pu ouvrir la voie à un mouvement populaire aussi puissant et inattendu ? Comment l'intervention populaire a - t-elle modifié le sens du coup d'état du 25 avril ? Ces questions sont restées dans l'ombre. Le projet de ce film est de tenter de comprendre ce qui s'est passé ce jour de 1974".

Sur les traces d’Edgar Rice Burroughs

De Michel Carrière

50min31

Le succès des aventures de Tarzan, des films avec John Westmuller et des dessins de Hogarth, a relégué dans l’ombre son créateur, Edgar Rice Burroughs et son oeuvre romanesque. Pellucidar, la terre préhistorique au centre de la Terre, Caspak, le continent perdu, les aventures de John Carter sur la planète Mars : autant de récits d’Edgar Rice Burroughs, aux confins du fantastique et de la science-fiction, qui sont aujourd’hui tombés dans l’oubli. Pourtant, ils sont quelques uns dans le monde à se souvenir de ces contes merveilleux et à vouer à leur auteur un culte fervent. Via New York, Chicago, le désert de Mojave, ces passionnés nous conduisent de Dunkerque jusqu’à Tarzana, sur les traces de Edgar Rice Burroughs et de ses mondes imaginaires.