Documents pour «Mémoire»

Le frère

De Julien Darras

39min17

Septembre 1958. Le soldat Pierre-Emile Delorme, gravement mutilé en Algérie, est contraint de retourner vivre au foyer familial. Entre un père très ambitieux et une mère effacée, dans un monde de paroles, de non-dits et de faux-semblants, Pierre va se livrer à son frère aîné, Alban, et lui confier sa mémoire. La mémoire, couchée sur le papier, d’une guerre absurde. Une mémoire gênante à bien des égards.

Mémoire fossile

De Arnaud Demuynck

09min21

Un jeune garçon découvre la vie de son grand-père mineur au travers d'un stéthoscope. Depuis la maison où le vieil homme meurt de la silicose, l'enfant fait un voyage sonore et visuel en remontant le temps, d'où émergeront la conscience de l'Histoire et le désir de mémoire.

Portier de nuit Il portiere di notte

Liliana Cavani

1h53min14

Vienne, 1957. Max, un ancien officier SS, est portier de nuit dans un grand hôtel. Il se retrouve un jour face à Lucia, l'épouse d'un chef d'orchestre. Un fantôme de son passé. Car, pendant la guerre, Max entretenait dans un camp de concentration une passion sadomasochiste avec Lucia, l'une de ses prisonnières. Tous deux finissent par renouer leur liaison.Ceci n'est pas du goût des anciens compagnons nazis de Max, qui organisent des "procès-thérapies" où ils pensent pouvoir se décharger de leur culpabilité... ce qui passe par l'exécution des témoins de l'époque. Les deux amants se retranchent dans l'appartement de Max, assiégés par les ex-nazis... Film interdit aux moins de 16 ans

Portier de nuit (VO) Il portiere di notte (Anglais non sous titré)

Liliana Cavani

1h53min14

Vienne, 1957. Max, un ancien officier SS, est portier de nuit dans un grand hôtel. Il se retrouve un jour face à Lucia, l'épouse d'un chef d'orchestre. Un fantôme de son passé. Car, pendant la guerre, Max entretenait dans un camp de concentration une passion sadomasochiste avec Lucia, l'une de ses prisonnières. Tous deux finissent par renouer leur liaison. Ceci n'est pas du goût des anciens compagnons nazis de Max, qui organisent des "procès-thérapies" où ils pensent pouvoir se décharger de leur culpabilité... ce qui passe par l'exécution des témoins de l'époque. Les deux amants se retranchent dans l'appartement de Max, assiégés par les ex-nazis...   Film interdit aux moins de 16 ans

Là où meurent les chiens

Svetlana Filippova

12min08

On dit que les chiens ne veulent pas causer de chagrin à leurs maîtres et qu’ils quittent leur maison quand ils sentent leur mort approcher. Personne n’a jamais vu où meurent les chiens. Où vont-ils ? Nul ne le sait.   Animation de grain de café

Guy Gilles ou le temps désaccordé

De Gaël Lépingle

56min40

1958. Un jeune homme de vingt ans quitte son Algérie natale pour aller faire sa vie. Cinquante ans plus tard, trois adolescents et un grand appartement donnant sur un boulevard parisien. Au détour d'une pièce, d'une fenêtre, d'un visage, reviennent les films de Guy gilles, les traces, les voix et les images d'une oeuvre méconnue, désaccordée à son temps.

Commune présence

De Michaël Dacheux

43min05

Une lettre, des lieux, des récits portent parfois les signes d'une action et d'une imagination collectives possibles - signes adressés aux visages tendres et aux questions fragiles du présent. "Assis dans un train, un jeune homme lit la lettre d’un vieil ami, défunt aujourd’hui, rencontré adolescent. Il va à la campagne visiter les lieux et les témoins d’un passé marqué par l’engagement et par l’histoire. On aura reconnu le mouvement documentaire typique, souligné par le grain de l’image, la chaleur de couleurs en demi-teintes, par l’usage canonique de la voix off ( la lettre lue par le grand René Vautier) : le film qui s’instaure comme archive.

Scènes de chasse au sanglier

De Claudio Pazienza

45min56

"Méditation sur les images qui m’habitent et sur celles d’où j’aimerais m’exiler. Méditation sur le sens à donner au mot "réel" et méditation sur le désamour des images et des mots. Méditation sur le deuil, sur la mort des miens et sur la manière de "mettre en image" le bruit des choses et du monde. Méditation sur la matière-à-images, sur ce qui les incarne ou les dématérialise. Méditation sur ce qui rend parfois mes images muettes. Méditation sur le désir de toucher. Méditation sur le désir de détruire. Méditation sur les images et sur le souhait de demeurer inconsolable. Une chasse au sanglier, le savoir-faire d’un taxidermiste et une reproduction fidèle du fusil chronophotographique d’Etienne-Jules Marey sont les prémices à un voyage intimiste. Une voix intérieure questionne des images proches et lointaines. Elle questionne le désarroi devant les images. Des images "à quitter" et d’autres à "inventer". Comme si cette invention pouvait rendre aux yeux une beauté perdue. Pas un exercice de nostalgie mais une incursion inopinée dans un univers où tout se délie."

J'étais enfant à Büchenwald

De Bernard Martino

1h34min06

Une succession de témoignages bouleversants et d'images d'archives dont certaines en couleur, tournées par les Américains en avril 1945, au moment de la libération, et décrivant l'horreur des camps.

Spectres

De Sven Augustijnen

1h44min22

Cet essai cinématographique évoque l’une des pages les plus sombres de la période de décolonisation du Congo belge : l’assassinat de Patrice Lumumba, le premier Premier Ministre élu démocratiquement au Congo. Cinquante ans après son assassinat, Patrice Lumumba revient hanter la Belgique. À travers des rencontres, des commémorations et un retour sur les lieux, un haut fonctionnaire belge, Jacques Brassinne de la Buissière, qui fut présent à Élisabethville ce jour sanglant du 17 janvier 1961, tente de conjurer les fantômes du passé. Outre le film, l’exposition présente différents objets qui proviennent des archives personnelles de Brassinne :  des photographies des années ’60 et ’80 de diverses expéditions vers les ‘véritables’ endroits d’exécution, des publications de Brassinne sur le sujet, des objets historiques et des fragments sonores.

Le Sous Marin

Paule Muxel

29min47

Une immersion inédite dans le "coeur" du Monde, qui vivait ses dernières heures, avant le déménagement pour la rue des Italiens. Une page d'Histoire se tournait, dans le bruit assourdissant des rotatives...

Le temps n'efface rien

De Thomas Gilou

51min36

En octobre 2002, Thomas Gilou a filmé ceux qu'on a appelés les " enfants cachés " : des enfants juifs qui, à la fin de la guerre, n'ont pas retrouvé leurs parents, déportés dans les camps dont ils ne sont jamais revenus. Ce secret qui les rongeait depuis un demi-siècle, ils avaient pu l'exprimer et aussi le partager avec leur entourage et d'autres enfants cachés. Pour la plupart, ce fut surtout une nouvelle étape vers une lente reconstruction. Mais aujourd'hui, une trentaine d'entre eux va poursuivre cette quête en se rendant à Auschwitz-Birkenau. Parmi eux, certains vont aller encore plus loin dans la recherche de leurs origines. Par exemple, Robert Franck, déjà présent à travers son témoignage bouleversant dans un autre documentaire de Thomas Gilou, " Paroles d'étoiles ", retourne à Sierpc, dans les environs de Varsovie, village d'origine de ses parents. D'autres vont consulter des archives en Pologne, qui conservent les traces des 3,3 millions de Juifs constituant la communauté avant l'Holocauste. L'idée pour chacun d'eux, aussi inconcevable puisse-t-elle paraître, est d'achever enfin le deuil...